Blande ou comment j’assume mes cheveux blancs

blande ou cheveux gris

Nous pouvons dire que nous sommes blonds, châtains, bruns ou même poivre et sel. Mais aucun terme ne définit le fait d’avoir des cheveux blancs. Ainsi, la journaliste Sophie Fontanel a créé le terme “blande”.

Etre blande. Cette expression me parle. Je m’interroge depuis quelque temps sur l’apparition de mes racines blanches. Les assumer ou vite me dépêcher de les cacher ?

Le regard des autres

En fait, nous hésitons à cause du regard des autres ou de leurs réflexions. Ainsi, j’ai eu droit à “ tu vas faire des teintures !? ” quand j’ai annoncé que je profitais du confinement pour ne plus faire de coloration. « Euhhhhh, non ! « 

Comment dire ? Depuis le temps que j’hésite, que je m’interroge, que j’en discute avec d’autres femmes, ma décision est prise. Il n’y aura pas de retour aux couleurs qu’elles soient naturelles ou chimiques. Je suis même limite curieuse de savoir ce qui se cache derrière ces couches de chimie à répétition.

Je me suis, en effet, bien amusée à passer par toutes les couleurs ou presque. J’ai d’ailleurs épuisé le crédit qui m’était accordé.

Ça fait bien deux ans que j’hésite à passer ce cap car pas facile de résister à la pression sociale du jeunisme et de la féminité éternelle !

Les cheveux, tout un symbole

Nos cheveux sont aussi tout un symbole. De désir, de sensualité. Ainsi, l’archétype de la femme séduisante porte plutôt le cheveu long. Sans cheveu blanc. Ni racines, évidemment.

Je m’interroge. Comment se fait-il que les cheveux blancs soient mieux acceptés chez les hommes que chez les femmes ? Pourquoi cela serait-il symbole de maturité pour eux ? N’y a-t-il donc pas de maturité chez la femme ?

De plus, nous manquons de modèle. Qui à part Françoise Hardy, Christine Lagarde et, maintenant, Sophie Fontanel pour nous inspirer ?

Blande et cheveux gris de Sophie Fontanel
Sophie Fontanel sur son Instagram @sophiefontanel

Il faut dire aussi qu’il y a toute la période de repousse qui ne correspond pas à nos critères de beauté. Je sens que c’est comme lorsqu’on passe du très court au long. Il y a une vraie période chaotique où nous ne savons comment coiffer nos cheveux.

Blande ou le retour à soi

Et, si nous assumions le temps qui passe ? C’est exactement ce dont j’ai envie !

Je marque ainsi la fin de ma crise de la quarantaine. Enfin apaisée, après de nombreux questionnements.

J’ai envie de laisser mes cheveux vivre leur vie. Ils ont eu leur quota de coupes à la one again (courts, longs, très très courts…) et de couleurs. Je veux qu’ils soient des alliés plutôt qu’ils subissent toutes mes humeurs.

Je souhaite être en paix avec eux et découvrir leur vraie nature.

Aujourd’hui, je me connais mieux. Sans fard. Avec mes rides d’expression autour des yeux et mes fossettes.

Alors, je profite du confinement pour accueillir mes cheveux blancs. Les laisser venir. Les bichonner et les apprivoiser.

Et vous, quel est votre rapport aux cheveux ? Déjà blande ?


Vous avez envie de lire d’autres articles sur le rapport au corps ? Alors, lisez Face au miroir ou la partie de mon corps que je préfère.

Je vous recommande aussi l’interview de Sophie Fontanel dans Elle.

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