L’histoire familiale se raconte le dimanche midi

Emilie du blog Lili et la vie nous partage sa vision de la famille et de la transmission de l’histoire familiale. Découvrez son témoignage.

En quelques mots, qui êtes-vous ?

Je suis une blogueuse littéraire qui aime marcher 😉 Vous pouvez retrouver mon univers sur mon blog Lili et la vie et sur mon compte instagram. J’y partage mes coups de cœur littéraires et mon amour de la randonnée.

Quelle est votre définition de la famille ?

Grande question ! Pour moi, la famille, c’est à la fois concret et totalement abstrait.

Concret car je visualise très bien mon cercle familial : mes parents, ma sœur, mon frère, leurs conjoints, mes nièces, mon neveu et ma tante. J’ajouterai aussi des amis de mes parents que je connais depuis toujours.

Après, c’est aussi très abstrait car je n’ai jamais eu envie de créer ma propre famille. Je ne connais pas ce besoin, cette envie d’avoir des enfants.

Le dimanche midi autour d’une tarte aux pommes.

Comment faites-vous pour transmettre votre histoire familiale ?

Lors d’un déjeuner en tête à tête avec mes parents. L’histoire familiale se raconte à ce moment-là : le dimanche midi autour d’un bon repas. Tout part d’une anecdote sur laquelle je rebondis pour les questionner sur leur enfance, les lieux où ils ont vécu, leurs habitudes. J’ai besoin de détails précis pour visualiser.

Ainsi, la dernière fois, mon père a dessiné le jardin maraîcher de ses parents : les arbres, les salades, les fraises, les parterres de fleurs. Ce sont des moments que j’apprécie car la transmission se fait naturellement, en douceur.

Avec mes nièces – mon neveu est encore trop petit – , la transmission est non dite. Je dirais qu’elle passe par les actes : se faire des câlins serrés forts, ronronner ensemble, jouer, lire… Avec elles, je reproduis les gestes de ma grand-mère que j’aimais tant : la transmission par la tendresse et l’amour.

Pourquoi la transmission familiale est-elle importante pour vous ?

Tout d’abord, je crois que l’on se balade une hotte pleine de notre histoire familiale. Elle est là, invisible sur notre dos. Tout cela est complètement inconscient. Avec la maturité, j’ai l’impression d’être capable de la visualiser, de garder le meilleur et d’essayer de supprimer au fur et à mesure ce qui est lourd à porter. De ne pas le transférer aux générations futures.

Et puis, transmettre l’histoire familiale, c’est transmettre l’histoire de notre pays et, par ricochet, préparer la société de demain. Les enfants d’aujourd’hui sont les citoyens de demain.

Transmettre, c’est préparer la société de demain

Quelle est votre recommandation lecture sur la transmission familiale ?

Le récit autobiographie Devenir de Michelle Obama. Elle raconte comment sa famille et l’éducation qu’elle a reçue a fait la femme qu’elle est devenue. C’est ce socle qui l’aide à avoir confiance en elle et à gravir les échelons. C’est aussi le portrait d’une mère louve qui veut le meilleur pour ses filles et, qui a fait beaucoup pour l’éducation des filles dans le monde entier. Un livre inspirant qui donne de l’espoir.

Si on comparait votre famille à une référence culturelle, vous diriez que c’est un peu…

…Une chanson populaire ! Dans ma famille, on termine souvent nos repas en mettant de la musique et en dansant. Mon père finit toujours en air guitare ou en mimant une basse avec un manche à balai dans les mains. Vous imaginez la scène. C’est très joyeux !!!

Vous souhaitez témoigner ou réagir ? Ecrivez à nathalie@memoiresdevies.com.
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